Tout en prenant en considération le pouvoir structurant des politiques sociales pensées et initiées au niveau central, nous partons de l’idée que la fabrique du social1 est aussi le fruit de processus collectifs d’engagement des acteurs à l’échelle des territoires et des réseaux.
Ces initiatives locales, motivées par une analyse partagée de situations d’insatisfaction et d’incertitude vont conduire à la conception et à l’expérimentation de nouvelles pratiques sociales qui vont ensuite connaître, de manière aléatoire, un processus plus global de reconnaissance et d’appropriation sociale. Au cœur de ces initiatives, nous observons la mobilisation d’une pluralité de savoirs et leur exploitation dans l’action.
Ce processus d’apprentissage coopératif ne se limite pas à la combinaison de savoirs identifiés et formalisés mais génère aussi la production de savoirs inédits constitutifs de nouvelles compétences développées et appropriées collectivement.
> La fabrique du social, croisement des savoirs et apprentissages coopératifs